mercredi 8 février 2012

Le chat au bonnet péruvien.

J'ai un gros faible pour les succès de librairie uniquement dus au bouche à oreille... 
Pas d'articles dans le "mag littéraire", pas de passages à la télé ni d'experts ou de prix ronflants, "juste" la vox populi qui se refile le tuyau "aah lis le, tu vas voir, c'est génial !"
Tout ça avec un petit coup de pouce des libraires et des... bibs qui eux aussi privilégient ces titres parus très discrètement....
C'est le cas pour "Demain j'arrête", délicieux bouquin qui m'a tenu en haleine et bien fait rigoler (presque) une nuit entière. 

Julie a la petite trentaine et vit dans son quartier natal où elle connait tout le monde : depuis Xavier, féroce (mais gentil) soudeur qui construit "son" tank (si si) à Mohamed l'épicier qui provoque gentiment Mme Bergerot délicieuse boulangère (personnage très important vous verrez !) en passant par... une foultitude de gens que je vous laisserais découvrir. 

Un beau jour, un nouveau voisin fait irruption dans le petit monde bien ordonné de Julie : qui est-t-il ? De quoi a-t-il l'air ? Vieux ? Jeune ? Moche ? Julie ne connait que son nom, Ricardo Patatras écrit sur sa boite aux lettres. 
Avouez que ça sonne comme un nom de clown non ?
La jeune femme va tout faire (et elle a de l'imagination... ) pour :
1- voir l'ostrogoth (aaaah le délice quand elle se coince la main dans sa boite à lettre... à lui !) 
2- lui parler et 
3- lui reparler. 
Contre toute attente, ce défi qu'elle s'impose va lui donner une énergie toute neuve pour quitter un travail où elle s'ennuie (une banque, pas piquée des hannetons...) pour démarrer dans un autre qu'elle va adorer (vendeuse en boulangerie)
Elle va même se lancer dans le jogging, (pour "le" suivre évidemment), elle qui ne peut pas faire 50 mètres sans s'écrouler à bout de souffle... 
Dans le genre "truc idiot", elle va en faire un certain nombre avant que... ah bin non, je m'arrête là, lisez vous même !


Le ton est délibérément optimiste, chaleureux, plein d'humour... ce n'est pas un "autre" roman d'amour (pas ma tasse de thé) c'est une tranche de vie où l'on croise plein de personnages qu'on aimerait avoir comme amis, un petit bout d'antidépresseur naturel pour s'aider à continuer sa vie (des fois qu'un autre Ric Patatras s'installerait sur notre palier ?)
Lisez le, et prêtez-le à une copine, un copain qui n'a pas trop le moral, vous verrez ça marche !
 Demain j'arrête / Gilles Legardinier.
Fleuve noir, 2011.
18,90 €
(et même qu'il est dispo en version numérique... 
mais pas encore en poche, vous préviendrai !)

vendredi 3 février 2012

Faites la queue !

Foin des pannes de chauffages (3 jours au plus fort de la vague de froid, pas d'eau non plus.), des collègues ronchons (non c'est pas le froid, ils sont nés comme ça)  
je ne dirais qu'une chose : 



Mais que fait donc la grenouille (N°50)
Elle fait la queue, en rang, sur une file et juste derrière un... lézard (N°49)


Plus loin, le mouton (N°23 dans la file) n'en mène pas large (mais j'ai peur bêle-t-il lamentable)... regardez bien qui le précède (on en voit la queue) et vous aurez compris ! 


Classés du plus petit au plus grand, tout ce petit  monde commence à s'impatienter et le petit oiseau a bien du mal à faire régner le calme, surtout entre ennemis héréditaires !

Qu'attendent-ils ? la réponse dans une double page dont je ne vous livrerais qu'un tout petit (petit) bout :


Et franchement, ça valait la peine d'attendre ! 

J'aime particulièrement le dessin tout simple, les animaux aisément reconnaissables et surtout l'humour présent à chaque page. 
Sans compter la surprise finale qu'on n'attends pas du tout. (si vous ne pouvez pas lire le livre, écrivez-moi... je vous la chuchoterai au creux de l'oreille !) 
Un album délicieux, plein d'humour à lire à deux... 
Une très jolie réussite.

Faites la queue. Tomoko Ohmura. 
Ecole des Loisirs, 2011. 12 €

jeudi 2 février 2012

Ils ont dit #1

Incroyable le nombre de personne qui veulent m'apprendre mon métier. 
Peut-être parce que j'ai l'air coincée et vulnérable là derrière mon comptoir, et que je peux pas trop réagir (mais CAss'toi !)... 

Ainsi, on m'a suggéré de classer les romans non par ordre alphabétique d'auteur, mais de titre... vous voyez l'embouteillage au niveau des "L" ? 
ah oui, c'est bien Agatha.
L'homme au complet marron, La mort n'est pas une fin, Le miroir de la mort... (ah, oui oui je suis allée regarder mon étagère -perso- d'Agatha Christie...) et sur l'étagère des "U" : Un cadavre dans la bibliothèque (!), Un vrai crime d'artiste, Une mort esthétique (oui oui j'aime les romans policiers... mais les 2 derniers ne sont pas d'Agatha...) etc etc...

Un lecteur, collègue (enfin...) dans une autre bib, m'a reproché mon classement des BD.
Je les classe en effet à l'illustrateur
voire même au nom de la série (quel blasphème !), et non pas au scénariste . 
Ce que n'appréciait pas ce euuuh collègue qui faisait le contraire dans sa bib (j't'en cause de ton classement, moi ?). Il m'a quand même tenu la jambe bien vingt minutes pour me convaincre qu'il avait raison... (bin nan raté.)

On m'interpelle souvent sur l’absence d'un livre : quoi ? vous n'avez pas acheté "Tartempion se faire refaire le buffet" ? mais comment ça se fait ? C'est intolérable !

bon. Très souvent je SAIS que nous n'avons pas ce bouquin parce que c'est tarte/mal écrit/vulgaire/inintéressant/nul/barrez la mention inutile. 
Mais comme je ne peux pas le dire à ce lecteur je me cache derrière notre fonctionnement interne : nous sommes chacun responsables d'un (ou plusieurs) secteur . 
- aaaah mais oui vous avez raison, je ne suis pas responsable des romans, alors je vais passer l'info à ma collègue (même si ladite collègue se trouve à côté de moi et se cache frileusement derrière son écran).
Je trouve comme vous que  "L'amour aux trois visages" (ne cherchez pas ce bouquin n'existe pas. J'espère.) devrait être dans toutes les bib ! (menteuse !)  

Un collègue a eu une altercation (musclée) avec un lecteur car "L'Equipe" n'était pas arrivée depuis plusieurs jours... ce grossier personnage a même été jusqu'à se plaindre à la mairie. 
Bin oui. Trop grave. 

Bon je vous rassure, il existe aussi moult lecteurs qui nous suggèrent des livres effectivement intéressants que nous finissons par acheter : ainsi j'ai découvert plusieurs séries de mangas superbes grâce à un passionné qui m'envoie régulièrement des mails. 
Oui, oui "ça" existe ! et heureusement !
bonne soirée ! 
nek

jeudi 26 janvier 2012

... et maintenant des ampoules.

Vous avez rigolé à l’histoire de la serpillère ? Attendez, en voilà une autre bien bonne… si l'on peut dire.



A la bib, sur mon bureau j’ai une petite lampe de bureau (c'te blague) dont je me sers beaucoup pour travailler, surtout en ces temps de grisaille ambiante. (sinon j’ai le choix d'allumer 3 sortes de néons aveuglants très sympathiques. C'est moderne.)



Et là pas de chance, l’ampoule vient de péter rendre l'âme… je demande donc (naïvement) à la secrétaire d’appeler l’électricien de la mairie pour qu’il nous fournisse une ampoule ad hoc (60 W, gros culot bla bla bla)
Et j’ai l’espoir (l’électricien est un type sympa toujours prêt à nous dépanner) que d’ici lundi au plus tard (on est jeudi...) j’aurai mon ampoule.



é bin NAN !



Maintenant même pour UNE ampoule il faut éditer un bon de travaux signé par un chef (quelconque. mais pas moi, chuis pas chef),

Lequel bon de travaux atterrit sur le bureau du chef des services techniques qui le signe (quand il a le temps/est de bonne humeur/ ne fait pas de grève du zèle, barrez la mention inutile. Et comme il est particulièrement mal embouché, vous voyez le problème.)

ENSUITE, le bon signé, il met (s’il n’a pas oublié entre temps) sur le planning de l’électricien l’ordre de passer à la bib poser l’ampoule lui-même !



car oui oui oui je n’ai pas le droit de toucher une ampoule ! Je suis déjà hors la loi, j'ai dévissé la chose.
(J’admets ne pas être la mieux placée pour changer l'ampoule d’un plafonnier situé à 12 mètres de hauteur mais une ampoule de lampe de bureau !!!!!!)

 

Autant dire que mon ampoule je l’aurai dans 15 jours et que d’ici là je me crèverai les nyeux (oui oui les nyeux) sur mon écran d'ordi.

Je décolère pas. 
edit du 2 février : une semaine après je n'ai toujours pas mon ampoule. Woopee !
nek
 N.B ce n'est pas UNIQUEMENT 
dans ma ville que ça se passe comme ça... 
c'est partout ! Sinon ça ne serait pas drôle...

mardi 24 janvier 2012

Des serpillères...

revoilà la goutte...
Bin aujourd'hui en IdF, il pleut (d'où la couleur grise de la typo bien que la pluie, bin mon jardin en a besoin et donc, elle ne me dérange pas.) 
Il pleut et nos éminent collègues de la mairie ont choisi justement ce jour-là pour grimper sur le toit. 

Y faire quoi, ça je ne sais (ça sonne bien) mais enfin, pour y monter il faut ouvrir une grande trappe et... la laisser ouverte sinon les éminents spécialiste du toit y restent.
Trappe qui reste donc béante et longtemps

Du coup dessous, éh oui, il pleut. 

D'où une grande grande flaque, pourvoyeuse de glissades et d'arrêts maladie. (elle est dans les services intérieurs la flaque, nos précieux lecteurs ne risquent rien, eux.) 
Logiques, nous nous mettons en quête d'une serpillère pour éponger car les gentils collègues de la mairie y sont repartis (à la mairie) en faisant un grand détour par les bords de la flaque.
Ah nan, c'est pas nous, on sait pas, on n'y est pour rien. (Hypocrites) 

Donc recherche active de serpillère. 
Et bin PAS de serpillère pour cause de "C'est pas hygiénique". 
La mairie entière, les écoles, les crèches (et la bib) n'ont pas le droit d'avoir de serpillère car c'est pas propre. 
Ah. Bon. Mais alors on fait quoi pour la flaque ? on met quoi pour éponger ?
Bah rien. 
C'est très logique.

Présentement on a résolu le problème en mettant une tonne de ces essuie-mains (bas de gamme) qu'on nous fournit à la pelle mais qui n'épongent pas grand chose.

Vaut mieux en rire qu'en pleurer (ça ferait de l'eau en plus) et faire une note de blog, non ? 
Nek (alias Pieds-Mouillés)

lundi 23 janvier 2012

Timo à la Montagne : vive le ski !


Connaissez-vous Timo, le drôle de petit héros ? c'est un doudou très aventureux, qui décide un beau jour de partir faire du ski à la montagne (bin oui, il neige...)


Choisir ses ski n'est pas chose facile, (vous les voyez, là sur la photo ?) mais une fois les skis chaussés (et quelques leçons avec une charmante monitrice pour éviter les chutes...) à lui les pentes enneigées ! 

Voici un album comme je les aime ! 

L'auteur a réalisé de très jolies photos en situation, lesquelles racontent une histoire en relation avec le quotidien des petits...

Donner vie à une peluche (très sympathique) qui "fait tout pareil" que les enfants est une bonne idée, quand on sait combien ils aiment inventer des aventures pour leur petit compagnon ! 

Je suis d'autant plus admirative du résultat que je me suis essayée (bien modestement !) à cet exercice pas simple du tout !

C'est donc un album pour les enfants de 3 à 5-6 ans, ou encore (grâce à la typo très claire) une histoire qui peut être déchiffrée dans l'année du cours préparatoire... 

Il existe aussi "Timo au parc", et très bientôt "Timo à la mer" et "Timo à la ferme"... 
Vous trouverez Timo dans toutes les bonnes librairies... 
Timo à la montagne. 
Emilie Gillet et Cyril Entzmann.
Gallimard Jeunesse, 2011. 5.90 €
Nek (et Timo)

samedi 21 janvier 2012

Une vie d'ours...

chsuis dans un drôle d'état...
Il était une fois un pauvre petit ours relégué au grenier dans une boite à chaussure...

Et il m'a mis là d'dans !!!!
Tristement il se remémore les jours heureux avec Mathieu, un petit garçon dont il était le plus fidèle ami... jusqu'au jour où le garçon grandit et se sépara du petit ours.
Là, j'suis tout bô... et je SOURIS !

Une histoire triste ? 
Nooooon ! je ne vous dirai pas la fin, juste que ça finit très très bien pour le ptit ours ! 

J'ai beaucoup aimé les illustrations réalistes (on reconnait le célèbre "bouton à l'oreille" des ours Steiff ! ), l'histoire de ce doudou délaissé, puis repris, et c'est un peu ce qui attend bon nombre de peluches ! 

Une très bonne histoire, en forme de "premier roman" destiné aux enfants qui commencent tout juste à lire (la couv' porte la mention "à partir de 6 ans" ce qui est tout à fait justifié) 
Le format mi album- mi roman donnera l'impression d'un "livre de grand" tout en laissant une grande part à l'illustration ! 
Une réussite.
Une vie d'ours, tout simplement. 
Martin Grzimek, ill. par Marcus Herrenberger. 
Actes Sud Junior, 1996. 
7.97 € (55 F...) ou d'occasion... 2 € !