samedi 17 novembre 2012

Sam et Julia dans la maison des souris

Oui évidemment ça fait un moment que ce pauvre blog est arrêté... 
Non que ma passion des livres me soit passée, mais plutôt qu'un ras-le-bol géant m'a submergé (et me submerge encore...)

Je (re) démarre par un album qui m'a enthousiasmé
 dès que j'en ai entendu parlé (merci Sophie et Rainymoon !)
Deux petites souris, Sam (pull bleu), Julia (robe rouge) habitent dans une grande (très très grande) maison, où vivent quantité de voisins... 
Successivement, les deux amis vont passer d'appartement en appartement à la rencontre du musicien (qui aime Thélonius Monk...), du marin (et de ses tatouages...), de la maman qui vient d'avoir des triplés (lesquels portent des couches Pampers... ), du SUPERmarché où l'on trouve tout (du savon Dove, des brocs à eau..) etc etc
Autant d'appartements autant d'histoires à découvrir... et croyez moi nous ne sommes pas au bout de nos peines, car la maison des souris "en vrai" est haute de 3 mètres et comprend pas moins de ... 100 pièces !
  
Minutieusement et entièrement réalisée à la main par l'auteur, elle est désormais visible (comme j'aimerai la voir !!!) à la bibliothèque d'Amsterdam...
 ici (Clic) la bande annonce -pas si mal fichue- de Gallimard

Voici la couturière...
Les 3 bébés dont j'ai déjà parlé  
(après tout ce sont des souris et forcément une famille nombreuse !!! )
 La pauvre Julia qui a... la varicelle !!!!!

Et je m'arrête là en vous enjoignant d'aller musarder dans ce bel album atypique où vous découvrirez en compagnie de vos petits (3-7 ans je pense) une foultitude de détails tous plus savoureux les uns que les autres ! 

Néanmoins je mettrais un (tout) petit hiatus sur l'histoire qui, à mon goût aurait pu être mieux développée, mieux écrite, il y avait largement la matière !!!! 
(je sais je suis maniaque sur le texte qui, pour moi, se doit de "couler" naturellement quand on le lit... ce qu'il ne fait pas vraiment ici, mais bon...) 
Une très belle réussite quand même !!! (la prochaine histoire est dans les cartons, dixit l'auteur !)  
Sam et Julia dans la maison des Souris
Karina Schaapman
Gallimard Jeunesse, 2012
Giboulées 15 €

samedi 31 mars 2012

Bébés chouettes...

Évidemment en bib, il arrive plein de trucs rigolos, inattendus, stupéfiants même, avec les lecteurs (vous en fait !), les collègues... 

J'éprouve un grand plaisir à vous raconter toutes ces petites aventures, et vous, j'imagine, à les lire. 
Mais parfois, les particularités de ces mêmes collègues rendent la vie (MA vie) si pénible que l'envie de tout plaquer me passe par la tête... 
Non le travail en bib n'est pas -toujours- un long fleuve tranquille...

Heureusement, il reste... les livres !
 
 

 Et si vous ne connaissez pas celui-là, courez-y, c'est un très très très grand classique, album quasi parfait ! si ! 
Je vous présente (de G à D) Sarah, la grande sœur, Rémy et la petite dernière : Lou. 
Derrière, vous avez la maman chouette attentive et si réconfortante... 
Mais voila...

 Évidemment, la typo a son importance, 
et le "PARTIE" en majuscule se doit d'être dramatisé !
Aussitôt les suppositions vont bon train : "elle est partie chasser", "elle va rentrer bientôt"... Les bébés chouettes tentent de se rassurer comme elles peuvent !

Peut être, mais en attendant, "il faisait noir dans le bois et il leur fallut du courage parce que ça grouillait tout autour d'eux."

 Regardez donc cette image terrifiante : 
les trois petits points blancs sur l'arbre immense 
sont les bébés chouettes, 
biens seuls au milieu de toute cette noirceur menaçante ! 
ça ne vous fait pas peur ?
Le suspense grandit, les bébés chouettes se rassemblent sur la même branche, serrées les unes contre les autres (" Je veux ma maman dit Lou" ) jusqu'à la double page libératrice
 "ET ELLE RENTRA" (sic) 
énorme soupir (j'vous jure !) des enfants 
qui retrouvent alors le sourire...
 Cet album est une réussite dans le genre, constamment réédité depuis 1992, unanimement salué par la critique, et, plus important, par tous les professionnels de la petite enfance : éducateurs, instits, bib, parents... et bien entendu, les enfants !

Le découpage et le déroulement de l'histoire sont simplissimes et tout à fait compréhensibles aux plus petits : nous le donnons couramment aux petits de 18 mois-2 ans. 

Le thème - maman est partie, reviendra-t-elle ?- entre en résonance avec les préoccupations des plus petits... 

Le texte est répétitif comme l'aime les enfants, et il n'est pas rare que le petit "Je veux ma maman dit Lou" soit chuchoté par les enfants auxquels je le lis ! 

N'ayez pas peur de le lire, et le relire encore, les enfants l'adorent, ne serait-ce que pour éprouver encore et encore le soulagement intense final : "J'aime ma maman" dit Lou 

Bébés chouettes / Martin Waddel, Patrick Benson. 
Ecole des Loisirs, 1993. 11 €
 Dispo en Lutin poche 5.50 €

lundi 5 mars 2012

Je cherche un livre pour un enfant...

Vous allez être content, vous, oui vous là qui cherchez toujours un bouquin à offrir à un enfant (parents, grands parents, tontons, tatas, parrains, marraines, instits, profs, copains, copines... ) mais qui vous noyez dans la masse de la production éditoriale ! 

Comment -et quoi- choisir qui ne soit pas de la M... soupe... mais qui plaise aux enfants ? 

Outre mes conseils éclairés (héhé), ceux de votre bibliothèque, de votre libraire et des enseignants de vos gamins, voici deux livres à consulter (voire même acheter) obligatoirement. 
si. 
O-BLI-GA-TOI-RE-MENT !
Voici une petite merveille (écrite par un bibliothécaire arrhum) qui tente (et réussit) de vous guider dans le labyrinthe des livres pour les 8-16 ans. 

Mais qu'est ce que je pourrais bien faire lire à mon gamin de 9 ans, qui ne lit pas beaucoup mais qui a aimé "L'oeil du loup" de Pennac ? 
Et à mon ado qui ne jure que par Harry Potter (ou twilight) ?
et mon fils qui aimerait bien lire des histoires d'amour mais qui n'ose pas (mûûh cé pour lé filles... bin nan, mon gars. Pas que.)

Ce livre réponds à toutes ces questions et bien plus évidemment, en donnant moult références (munies de leur petit résumé) disponibles dans toutes les bonnes bibliothèques ou librairies, en cherchant un peu parfois.
Attention c'est évidemment un choix (donc non exhaustif, mmh ?), entre ce que vous trouverez un peu partout, ce que les enfants adorent et demandent et... ce que nous médiateurs (bib, parents, profs...) aimerions leur faire lire ! 
Exercice périlleux donc... 
Sorti quelques mois avant, voici des conseils pour les enfants de la naissance (mais oui !) à 7 ans... 
Des albums indispensables aux vraies découvertes classés par thèmes intelligents et totalement en adéquation avec ce que demandent les petits : 
pour lire le soir, pour rigoler, des séries, des "qui font peur" (mais pas trop...), des contes, des pour vivre un deuil (ou un déménagement) des livres pour aider à apprendre, des livres-disques... 
Tout ça avec plein d'encarts sur des auteurs, des thèmes, des réflexions (et non, donner un album à un petit de 18 mois n'est pas une hérésie, c'est une obligation !) 

Si je suis si enthousiaste c'est qu'on n'avait pas eu depuis longtemps de livre regroupant la littérature jeunesse contemporaine !   
Tout ce que vous voulez sur la comtesse de Ségur, le beau Jules (Verne) et la bibliothèque verte mais pas grand chose d'autre, hormis la presse pro' (souvent euuuh épuisante)
J'ajouterais que de tels livres devraient être obligatoires (encore !) pour tous les professionnels 
de l'enfance et de la petite enfance...
 
Donc courez-y, et si votre bib ne l'a pas encore acheté, faites un scandale !
Je cherche un livre pour enfant :
 le guide des livres pour les 8/16 ans. 
Tony Di Mascio. Gallimard Jeunesse, 2011. 
19.50 €
 et 
 Je cherche un livre pour enfant : 
le guide des livres de la naissance à 7 ans. 
Sophie Van Den Linden. Gallimard Jeunesse, 2011. 19.50 €


jeudi 1 mars 2012

Des myrtilles pour Lily...


Petite Lily part cueillir des myrtilles avec sa maman.
Sauf qu'évidemment les myrtilles, c'est très bon, aussi mange-t-elle tout ce qu'elle cueille... jusqu'à se servir dans le seau de sa maman.



De l'autre côté de la colline, Petit Ours fait de même accompagné par sa (volumineuse) Maman Ours... 
Et voilà que les mamans échangent -sans le savoir- leurs petits ! 
Lily suit Maman Ourse et... Petit Ours pioche allègrement dans le seau de Maman (de Gigantesques Bouchées) ...
Slurp Slurp !
Jusqu'au moment évidemment où chacun retrouve qui son "enfant" qui sa "maman"...
 
Délicieux et délicat (quelle maitrise dans le dessin !) ce bel album a été édité en 1948  aux Etats Unis (non les USA n'ont pas produit QUE Mickey et Superman !!!!)  par un "grand" : Mr Robert McCloskey, détenteur par deux fois de la très convoitée Médaille Caldecott décernée par des professionnels du livre pour enfants aux USA. 

Quasiment jamais traduits en France, ces albums font l'objet d'une réédition soignée par un éditeur intelligent : Le Génévrier. (Pour plus d'infos sur l'éditeur cliquez ! )




J'aime beaucoup cette histoire "en miroir", utilisant les mêmes phrases ("elle lui emboita le pas", "elle savait très bien qui faisait ce genre de bruit"...) pour la maman Ourse et la maman humaine, en une sorte de tolérance et de vérité universelle : 
les mamans ont toutes en commun l'amour de leur petit, qu'il soit rose et potelé ou poilu et trapu ! 
Jolie image non ? 
Des myrtilles pour Lily ("Blueberries for sal")
 / Robert McCloskey. 
Ed Le Génévrier, 2011. 
Collection Caldecott. 17 €

mercredi 8 février 2012

Le chat au bonnet péruvien.

J'ai un gros faible pour les succès de librairie uniquement dus au bouche à oreille... 
Pas d'articles dans le "mag littéraire", pas de passages à la télé ni d'experts ou de prix ronflants, "juste" la vox populi qui se refile le tuyau "aah lis le, tu vas voir, c'est génial !"
Tout ça avec un petit coup de pouce des libraires et des... bibs qui eux aussi privilégient ces titres parus très discrètement....
C'est le cas pour "Demain j'arrête", délicieux bouquin qui m'a tenu en haleine et bien fait rigoler (presque) une nuit entière. 

Julie a la petite trentaine et vit dans son quartier natal où elle connait tout le monde : depuis Xavier, féroce (mais gentil) soudeur qui construit "son" tank (si si) à Mohamed l'épicier qui provoque gentiment Mme Bergerot délicieuse boulangère (personnage très important vous verrez !) en passant par... une foultitude de gens que je vous laisserais découvrir. 

Un beau jour, un nouveau voisin fait irruption dans le petit monde bien ordonné de Julie : qui est-t-il ? De quoi a-t-il l'air ? Vieux ? Jeune ? Moche ? Julie ne connait que son nom, Ricardo Patatras écrit sur sa boite aux lettres. 
Avouez que ça sonne comme un nom de clown non ?
La jeune femme va tout faire (et elle a de l'imagination... ) pour :
1- voir l'ostrogoth (aaaah le délice quand elle se coince la main dans sa boite à lettre... à lui !) 
2- lui parler et 
3- lui reparler. 
Contre toute attente, ce défi qu'elle s'impose va lui donner une énergie toute neuve pour quitter un travail où elle s'ennuie (une banque, pas piquée des hannetons...) pour démarrer dans un autre qu'elle va adorer (vendeuse en boulangerie)
Elle va même se lancer dans le jogging, (pour "le" suivre évidemment), elle qui ne peut pas faire 50 mètres sans s'écrouler à bout de souffle... 
Dans le genre "truc idiot", elle va en faire un certain nombre avant que... ah bin non, je m'arrête là, lisez vous même !


Le ton est délibérément optimiste, chaleureux, plein d'humour... ce n'est pas un "autre" roman d'amour (pas ma tasse de thé) c'est une tranche de vie où l'on croise plein de personnages qu'on aimerait avoir comme amis, un petit bout d'antidépresseur naturel pour s'aider à continuer sa vie (des fois qu'un autre Ric Patatras s'installerait sur notre palier ?)
Lisez le, et prêtez-le à une copine, un copain qui n'a pas trop le moral, vous verrez ça marche !
 Demain j'arrête / Gilles Legardinier.
Fleuve noir, 2011.
18,90 €
(et même qu'il est dispo en version numérique... 
mais pas encore en poche, vous préviendrai !)

vendredi 3 février 2012

Faites la queue !

Foin des pannes de chauffages (3 jours au plus fort de la vague de froid, pas d'eau non plus.), des collègues ronchons (non c'est pas le froid, ils sont nés comme ça)  
je ne dirais qu'une chose : 



Mais que fait donc la grenouille (N°50)
Elle fait la queue, en rang, sur une file et juste derrière un... lézard (N°49)


Plus loin, le mouton (N°23 dans la file) n'en mène pas large (mais j'ai peur bêle-t-il lamentable)... regardez bien qui le précède (on en voit la queue) et vous aurez compris ! 


Classés du plus petit au plus grand, tout ce petit  monde commence à s'impatienter et le petit oiseau a bien du mal à faire régner le calme, surtout entre ennemis héréditaires !

Qu'attendent-ils ? la réponse dans une double page dont je ne vous livrerais qu'un tout petit (petit) bout :


Et franchement, ça valait la peine d'attendre ! 

J'aime particulièrement le dessin tout simple, les animaux aisément reconnaissables et surtout l'humour présent à chaque page. 
Sans compter la surprise finale qu'on n'attends pas du tout. (si vous ne pouvez pas lire le livre, écrivez-moi... je vous la chuchoterai au creux de l'oreille !) 
Un album délicieux, plein d'humour à lire à deux... 
Une très jolie réussite.

Faites la queue. Tomoko Ohmura. 
Ecole des Loisirs, 2011. 12 €

jeudi 2 février 2012

Ils ont dit #1

Incroyable le nombre de personne qui veulent m'apprendre mon métier. 
Peut-être parce que j'ai l'air coincée et vulnérable là derrière mon comptoir, et que je peux pas trop réagir (mais CAss'toi !)... 

Ainsi, on m'a suggéré de classer les romans non par ordre alphabétique d'auteur, mais de titre... vous voyez l'embouteillage au niveau des "L" ? 
ah oui, c'est bien Agatha.
L'homme au complet marron, La mort n'est pas une fin, Le miroir de la mort... (ah, oui oui je suis allée regarder mon étagère -perso- d'Agatha Christie...) et sur l'étagère des "U" : Un cadavre dans la bibliothèque (!), Un vrai crime d'artiste, Une mort esthétique (oui oui j'aime les romans policiers... mais les 2 derniers ne sont pas d'Agatha...) etc etc...

Un lecteur, collègue (enfin...) dans une autre bib, m'a reproché mon classement des BD.
Je les classe en effet à l'illustrateur
voire même au nom de la série (quel blasphème !), et non pas au scénariste . 
Ce que n'appréciait pas ce euuuh collègue qui faisait le contraire dans sa bib (j't'en cause de ton classement, moi ?). Il m'a quand même tenu la jambe bien vingt minutes pour me convaincre qu'il avait raison... (bin nan raté.)

On m'interpelle souvent sur l’absence d'un livre : quoi ? vous n'avez pas acheté "Tartempion se faire refaire le buffet" ? mais comment ça se fait ? C'est intolérable !

bon. Très souvent je SAIS que nous n'avons pas ce bouquin parce que c'est tarte/mal écrit/vulgaire/inintéressant/nul/barrez la mention inutile. 
Mais comme je ne peux pas le dire à ce lecteur je me cache derrière notre fonctionnement interne : nous sommes chacun responsables d'un (ou plusieurs) secteur . 
- aaaah mais oui vous avez raison, je ne suis pas responsable des romans, alors je vais passer l'info à ma collègue (même si ladite collègue se trouve à côté de moi et se cache frileusement derrière son écran).
Je trouve comme vous que  "L'amour aux trois visages" (ne cherchez pas ce bouquin n'existe pas. J'espère.) devrait être dans toutes les bib ! (menteuse !)  

Un collègue a eu une altercation (musclée) avec un lecteur car "L'Equipe" n'était pas arrivée depuis plusieurs jours... ce grossier personnage a même été jusqu'à se plaindre à la mairie. 
Bin oui. Trop grave. 

Bon je vous rassure, il existe aussi moult lecteurs qui nous suggèrent des livres effectivement intéressants que nous finissons par acheter : ainsi j'ai découvert plusieurs séries de mangas superbes grâce à un passionné qui m'envoie régulièrement des mails. 
Oui, oui "ça" existe ! et heureusement !
bonne soirée ! 
nek

jeudi 26 janvier 2012

... et maintenant des ampoules.

Vous avez rigolé à l’histoire de la serpillère ? Attendez, en voilà une autre bien bonne… si l'on peut dire.



A la bib, sur mon bureau j’ai une petite lampe de bureau (c'te blague) dont je me sers beaucoup pour travailler, surtout en ces temps de grisaille ambiante. (sinon j’ai le choix d'allumer 3 sortes de néons aveuglants très sympathiques. C'est moderne.)



Et là pas de chance, l’ampoule vient de péter rendre l'âme… je demande donc (naïvement) à la secrétaire d’appeler l’électricien de la mairie pour qu’il nous fournisse une ampoule ad hoc (60 W, gros culot bla bla bla)
Et j’ai l’espoir (l’électricien est un type sympa toujours prêt à nous dépanner) que d’ici lundi au plus tard (on est jeudi...) j’aurai mon ampoule.



é bin NAN !



Maintenant même pour UNE ampoule il faut éditer un bon de travaux signé par un chef (quelconque. mais pas moi, chuis pas chef),

Lequel bon de travaux atterrit sur le bureau du chef des services techniques qui le signe (quand il a le temps/est de bonne humeur/ ne fait pas de grève du zèle, barrez la mention inutile. Et comme il est particulièrement mal embouché, vous voyez le problème.)

ENSUITE, le bon signé, il met (s’il n’a pas oublié entre temps) sur le planning de l’électricien l’ordre de passer à la bib poser l’ampoule lui-même !



car oui oui oui je n’ai pas le droit de toucher une ampoule ! Je suis déjà hors la loi, j'ai dévissé la chose.
(J’admets ne pas être la mieux placée pour changer l'ampoule d’un plafonnier situé à 12 mètres de hauteur mais une ampoule de lampe de bureau !!!!!!)

 

Autant dire que mon ampoule je l’aurai dans 15 jours et que d’ici là je me crèverai les nyeux (oui oui les nyeux) sur mon écran d'ordi.

Je décolère pas. 
edit du 2 février : une semaine après je n'ai toujours pas mon ampoule. Woopee !
nek
 N.B ce n'est pas UNIQUEMENT 
dans ma ville que ça se passe comme ça... 
c'est partout ! Sinon ça ne serait pas drôle...

mardi 24 janvier 2012

Des serpillères...

revoilà la goutte...
Bin aujourd'hui en IdF, il pleut (d'où la couleur grise de la typo bien que la pluie, bin mon jardin en a besoin et donc, elle ne me dérange pas.) 
Il pleut et nos éminent collègues de la mairie ont choisi justement ce jour-là pour grimper sur le toit. 

Y faire quoi, ça je ne sais (ça sonne bien) mais enfin, pour y monter il faut ouvrir une grande trappe et... la laisser ouverte sinon les éminents spécialiste du toit y restent.
Trappe qui reste donc béante et longtemps

Du coup dessous, éh oui, il pleut. 

D'où une grande grande flaque, pourvoyeuse de glissades et d'arrêts maladie. (elle est dans les services intérieurs la flaque, nos précieux lecteurs ne risquent rien, eux.) 
Logiques, nous nous mettons en quête d'une serpillère pour éponger car les gentils collègues de la mairie y sont repartis (à la mairie) en faisant un grand détour par les bords de la flaque.
Ah nan, c'est pas nous, on sait pas, on n'y est pour rien. (Hypocrites) 

Donc recherche active de serpillère. 
Et bin PAS de serpillère pour cause de "C'est pas hygiénique". 
La mairie entière, les écoles, les crèches (et la bib) n'ont pas le droit d'avoir de serpillère car c'est pas propre. 
Ah. Bon. Mais alors on fait quoi pour la flaque ? on met quoi pour éponger ?
Bah rien. 
C'est très logique.

Présentement on a résolu le problème en mettant une tonne de ces essuie-mains (bas de gamme) qu'on nous fournit à la pelle mais qui n'épongent pas grand chose.

Vaut mieux en rire qu'en pleurer (ça ferait de l'eau en plus) et faire une note de blog, non ? 
Nek (alias Pieds-Mouillés)

lundi 23 janvier 2012

Timo à la Montagne : vive le ski !


Connaissez-vous Timo, le drôle de petit héros ? c'est un doudou très aventureux, qui décide un beau jour de partir faire du ski à la montagne (bin oui, il neige...)


Choisir ses ski n'est pas chose facile, (vous les voyez, là sur la photo ?) mais une fois les skis chaussés (et quelques leçons avec une charmante monitrice pour éviter les chutes...) à lui les pentes enneigées ! 

Voici un album comme je les aime ! 

L'auteur a réalisé de très jolies photos en situation, lesquelles racontent une histoire en relation avec le quotidien des petits...

Donner vie à une peluche (très sympathique) qui "fait tout pareil" que les enfants est une bonne idée, quand on sait combien ils aiment inventer des aventures pour leur petit compagnon ! 

Je suis d'autant plus admirative du résultat que je me suis essayée (bien modestement !) à cet exercice pas simple du tout !

C'est donc un album pour les enfants de 3 à 5-6 ans, ou encore (grâce à la typo très claire) une histoire qui peut être déchiffrée dans l'année du cours préparatoire... 

Il existe aussi "Timo au parc", et très bientôt "Timo à la mer" et "Timo à la ferme"... 
Vous trouverez Timo dans toutes les bonnes librairies... 
Timo à la montagne. 
Emilie Gillet et Cyril Entzmann.
Gallimard Jeunesse, 2011. 5.90 €
Nek (et Timo)

samedi 21 janvier 2012

Une vie d'ours...

chsuis dans un drôle d'état...
Il était une fois un pauvre petit ours relégué au grenier dans une boite à chaussure...

Et il m'a mis là d'dans !!!!
Tristement il se remémore les jours heureux avec Mathieu, un petit garçon dont il était le plus fidèle ami... jusqu'au jour où le garçon grandit et se sépara du petit ours.
Là, j'suis tout bô... et je SOURIS !

Une histoire triste ? 
Nooooon ! je ne vous dirai pas la fin, juste que ça finit très très bien pour le ptit ours ! 

J'ai beaucoup aimé les illustrations réalistes (on reconnait le célèbre "bouton à l'oreille" des ours Steiff ! ), l'histoire de ce doudou délaissé, puis repris, et c'est un peu ce qui attend bon nombre de peluches ! 

Une très bonne histoire, en forme de "premier roman" destiné aux enfants qui commencent tout juste à lire (la couv' porte la mention "à partir de 6 ans" ce qui est tout à fait justifié) 
Le format mi album- mi roman donnera l'impression d'un "livre de grand" tout en laissant une grande part à l'illustration ! 
Une réussite.
Une vie d'ours, tout simplement. 
Martin Grzimek, ill. par Marcus Herrenberger. 
Actes Sud Junior, 1996. 
7.97 € (55 F...) ou d'occasion... 2 € !

jeudi 19 janvier 2012

Miââââ

Première manga (d'aucuns disent "un" manga... mais bon personne ne s'accorde) dans ma sélection. 
Chi est une petite chatte recueillie par une famille. Problème, le règlement de leur immeuble interdit les chats ! 
Mé c quoi cette caisse ?
Évidemment les débuts sont difficiles, Chi réclame sa maman et ne comprend pas du tout le monde qui l'entoure : le bain (aaaah !) et le sèche cheveux, l'obsession des humains pour cette curieuse caisse où elle voudrait dormir (bin non, c'est un pipiroom !), les parties de jeux où elle s'endort d'un bloc au milieu de la pièce, le vétérinaire qui lui a mis un thermomètre dans le euuuh arrhum... 

l'observation est toute en finesse (l'auteur a un chat qui adore se faire aspirer par l'embout de l'aspirateur !), et si un petit chat pouvait parler, nul doute que son récit ressemblerait à celui de Chi ("pipi" en japonais...) 
C'est une manga "première lecture" (sens de lecture occidental), lisible par des enfants qui déchiffrent tout juste. 
Le thème est universel, la réalisation soignée et plaira autant aux parents (prescripteurs) qu'aux enfants lecteurs débutants. 
J'ai rarement lu une BD comme celle là : je ne suis pas la seule puisqu'elle est dans la sélection officielle du festival de la BD à Angoulême ! 
Je mettrai juste un tout petit bémol : pourquoi donc l'auteur (le traducteur ? ) a-t-il besoin de faire zozoter Chi ?
 (S'il y a des japonais qui me lisent, peuvent-ils me dire si Chi zozote aussi dans leur langue ?)

Je suis néanmoins certaine que vous ne résisterez pas aux attitudes adorables de Chi ! 
Chi, une vie de chat. Konami Kanata.
Glénat, 2011. (Collection Kids) 10.75 €
8 volumes parus, (en court)